Guide pratique vérifié le 30 août 2026

Bagage perdu, retardé ou endommagé : que faire ?

Les premières démarches se font immédiatement à l’aéroport. Ensuite, une réclamation écrite et documentée doit respecter des délais courts. Voici la procédure, sans confondre déclaration de bagage et demande d’indemnisation.

Les 5 actions à faire avant de quitter l’aéroport

  1. Rendez-vous au service bagages de la compagnie qui a effectué le dernier vol.
  2. Faites établir un Property Irregularity Report (PIR) et conservez sa référence.
  3. Gardez l’étiquette bagage, la carte d’embarquement et la confirmation de réservation.
  4. Photographiez la valise endommagée, la zone de livraison et tous les justificatifs disponibles.
  5. Demandez comment suivre le dossier et à quelle adresse envoyer la réclamation écrite.
Point essentiel : le PIR permet d’ouvrir la recherche, mais il ne remplace généralement pas la réclamation écrite adressée à la compagnie pour demander un remboursement ou une indemnisation.

Bagage retardé : achats de première nécessité

Si votre bagage n’arrive pas sur le tapis, signalez-le immédiatement. Pendant l’attente, achetez uniquement ce qui est raisonnablement nécessaire : produits d’hygiène, sous-vêtements ou vêtements adaptés à la durée et au motif du séjour. Conservez les tickets détaillés et évitez les dépenses sans rapport avec l’urgence.

Lorsque le bagage vous est rendu, adressez rapidement une demande écrite à la compagnie. Pour un transport relevant de la convention de Montréal ou une compagnie européenne, la réclamation liée au retard doit être envoyée dans les 21 jours suivant la mise à disposition du bagage. Ce délai n’est pas une invitation à attendre : transmettez le dossier dès que possible.

La compagnie examine la nécessité et la proportionnalité de chaque dépense. Une somme dépensée pendant un séjour loin du domicile sera généralement plus facile à justifier que le remplacement d’objets déjà disponibles chez vous.

Quand le bagage est-il considéré comme perdu ?

Le bagage est considéré comme perdu lorsque la compagnie reconnaît sa perte ou, dans le cadre de la convention de Montréal, lorsqu’il n’a pas été retrouvé après 21 jours. Vous pouvez alors réclamer la valeur justifiée de la valise et de son contenu, dans la limite du régime juridique applicable.

Préparez un inventaire crédible : désignation de chaque objet, date d’achat approximative, prix d’origine, valeur actuelle et preuve disponible. Les factures, relevés de commande, photographies antérieures et attestations peuvent aider. L’indemnisation n’est pas automatiquement égale au prix neuf : la compagnie peut appliquer une vétusté.

La limite d’indemnisation est exprimée en droits de tirage spéciaux (DTS) et sa contre-valeur en euros fluctue. Des règles différentes peuvent s’appliquer sous la convention de Varsovie. Vérifiez le régime mentionné sur le billet et la valeur actualisée au moment de la demande ; les sources officielles indiquent couramment un plafond global d’environ 1 500 € par passager sous le régime de Montréal, sous réserve des justificatifs et du cours du DTS.

Bagage endommagé : agir dans les 7 jours

Si la valise, les roues, les poignées ou son contenu sont abîmés, signalez le dommage au comptoir bagages avant de partir. Prenez des photographies sous plusieurs angles et demandez une copie du constat. N’effectuez pas de réparation avant d’avoir documenté le dommage et consulté les instructions de la compagnie.

Pour une compagnie européenne ou un transport soumis à la convention de Montréal, la réclamation écrite doit être faite au plus tard dans les 7 jours suivant la réception. Sous la convention de Varsovie, le délai peut être plus court. Joignez le PIR, les photos, l’étiquette bagage, le billet ainsi qu’un devis ou une facture lorsque la compagnie le demande.

L’usure normale, un défaut propre à la valise ou un emballage inadéquat peuvent être exclus. En revanche, une casse clairement survenue pendant la prise en charge doit être instruite par le transporteur.

Documents à joindre à la réclamation

  • référence et copie du PIR ;
  • billet électronique, carte d’embarquement et itinéraire ;
  • étiquette d’enregistrement du bagage ;
  • photos du dommage ou du bagage avant le voyage si disponibles ;
  • tickets des achats de première nécessité ;
  • inventaire chiffré des objets perdus et preuves d’achat ;
  • coordonnées, adresse de livraison et relevé d’identité bancaire si demandé.

Envoyez la demande via le formulaire officiel de la compagnie ou par un moyen permettant de conserver une preuve de la date d’envoi. Ne transmettez jamais vos codes de réservation ou documents d’identité à un intermédiaire contacté via les réseaux sociaux sans avoir vérifié son identité.

Que faire si la compagnie refuse ou ne répond pas ?

Commencez par une réclamation complète au service clients du transporteur effectif. Conservez la réponse et les preuves d’envoi. En cas de désaccord persistant, vérifiez le médiateur dont relève la compagnie et les conditions de saisine. Une action judiciaire reste possible dans les délais de prescription applicables.

Votre assurance voyage ou la garantie de la carte utilisée pour payer le billet peut compléter la prise en charge. Déclarez le sinistre rapidement, car les contrats prévoient souvent leurs propres délais et franchises.

Questions fréquentes

Le PIR suffit-il pour obtenir un remboursement ?

Non. Il sert principalement à déclarer l’incident et à rechercher le bagage. Une demande écrite avec les justificatifs est généralement nécessaire pour obtenir le remboursement des dépenses ou du préjudice.

Puis-je acheter n’importe quels vêtements ?

La compagnie rembourse les dépenses nécessaires, raisonnables et prouvées. Le montant dépend du contexte, de la durée du retard et du caractère réellement indispensable de l’achat.

Qui contacter après une correspondance ?

Adressez-vous d’abord à la compagnie qui a opéré le dernier vol et au service bagages de l’aéroport d’arrivée. Les partenaires se répartiront ensuite le traitement du dossier selon leurs accords.

Les objets de valeur sont-ils automatiquement couverts ?

Non. Les contrats de transport excluent souvent certains objets fragiles ou de valeur placés en soute. Une déclaration spéciale d’intérêt, faite avant le vol et parfois payante, peut relever la limite applicable.

Sources officielles et limites de ce guide

Contenu vérifié le 30 août 2026 à partir de Service-Public.fr — bagage perdu, retardé ou endommagé, de la DGCCRF et du ministère chargé des transports. Ce guide informe mais ne remplace pas l’analyse d’un juriste ni les conditions contractuelles du vol concerné.