Source des données et périmètre retenu
Ce classement se base sur le trafic passagers annuel, c’est-à-dire le nombre de passagers commerciaux ayant embarqué ou débarqué dans chaque aéroport. Il ne tient pas compte du trafic purement cargo ou des mouvements d’avions pris isolément.
Les données s’appuient sur les statistiques de l’année 2025 publiées par la DGAC, le Groupe ADP et les gestionnaires des plateformes. Les chiffres exacts sont conservés dans le hub France ; ils sont arrondis ici au dixième de million pour faciliter la lecture.
- classement réalisé par nombre total de passagers annuels toutes activités confondues ;
- périmètre centré sur les aéroports commerciaux métropolitains les plus fréquentés ;
- valeurs publiées pour 2025, puis arrondies au dixième de million dans cette page ;
- EuroAirport est intégré comme plateforme binationale implantée sur le territoire français.
Consultez aussi les statistiques officielles du trafic aérien de la DGAC et, pour les deux plateformes parisiennes, le bilan trafic 2025 du Groupe ADP.
Les plateformes qui concentrent l’essentiel du trafic
Le tableau ci-dessous présente les dix premiers aéroports français par trafic passagers annuel. Les valeurs sont exprimées en millions de passagers pour l’année 2025 et arrondies pour rester lisibles.
| Rang | Aéroport | Code | Passagers 2025 |
|---|---|---|---|
| 1 | Paris-Charles de Gaulle | CDG | 72 029 407 |
| 2 | Paris-Orly | ORY | 34 928 909 |
| 3 | Nice-Côte d’Azur | NCE | 15 229 664 |
| 4 | Marseille-Provence | MRS | 11 322 405 |
| 5 | Lyon-Saint-Exupéry | LYS | 10 709 883 |
| 6 | Bâle-Mulhouse-Fribourg | BSL / MLH / EAP | 9 629 416 |
| 7 | Toulouse-Blagnac | TLS | 7 621 409 |
| 8 | Nantes-Atlantique | NTE | 7 189 480 |
| 9 | Paris-Beauvais | BVA | 6 677 608 |
| 10 | Bordeaux-Mérignac | BOD | 5 873 548 |
Périmètre : plateformes commerciales métropolitaines retenues dans cette page, classement par passagers 2025. EuroAirport est compté comme plateforme implantée en France. Sources primaires indiquées dans la section méthodologique.
1. Paris Charles de Gaulle (CDG)
Principal hub français, Paris-Charles de Gaulle concentre une grande partie des vols long-courriers et des correspondances internationales. Le trafic publié pour 2025 atteint 72 029 407 passagers.
2. Paris Orly (ORY)
Orly dessert notamment la France, l’Europe, l’Afrique du Nord et les territoires ultramarins. Le trafic publié pour 2025 atteint 34 928 909 passagers.
3. Nice Côte d’Azur (NCE)
Première plateforme régionale hors Paris, Nice dessert la Côte d’Azur et Monaco, avec un trafic loisirs et affaires important. Le trafic publié pour 2025 atteint 15 229 664 passagers.
4. Marseille Provence (MRS)
Marseille dessert la Provence, la Méditerranée, l’Europe et l’Afrique du Nord. Le trafic publié pour 2025 atteint 11 322 405 passagers.
5. Lyon Saint-Exupéry (LYS)
Lyon combine vols nationaux, liaisons européennes, quelques lignes long-courriers et accès ferroviaire au terminal. Le trafic publié pour 2025 atteint 10 709 883 passagers.
6. Bâle-Mulhouse-Fribourg (BSL/MLH/EAP)
L’EuroAirport est une plateforme binationale située en France et exploitée au service de la France, de la Suisse et de l’Allemagne. Le trafic publié pour 2025 atteint 9 629 416 passagers.
7. Toulouse Blagnac (TLS)
Toulouse dessert le Sud-Ouest et accompagne un bassin économique marqué par l’industrie aéronautique. Le trafic publié pour 2025 atteint 7 621 409 passagers.
8. Nantes Atlantique (NTE)
Nantes constitue une porte d’entrée du Grand Ouest, avec des lignes nationales, européennes et loisirs. Le trafic publié pour 2025 atteint 7 189 480 passagers.
9. Paris-Beauvais (BVA)
Beauvais est principalement utilisé par des compagnies à bas coûts et se trouve à distance de Paris : le temps de transfert terrestre doit être intégré au voyage. Le trafic 2025 atteint 6 677 608 passagers.
10. Bordeaux-Mérignac (BOD)
Bordeaux dessert la Nouvelle-Aquitaine, le littoral atlantique et un bassin économique et touristique important. Le trafic publié pour 2025 atteint 5 873 548 passagers.
Plus de la moitié du trafic concentrée en Île-de-France
Les deux aéroports parisiens représentent à eux seuls plus de la moitié du trafic passagers des aéroports métropolitains. Cette concentration s’explique par le rôle de hub intercontinental de CDG et par la place centrale d’Orly pour les liaisons domestiques et les outre-mer.
- CDG polarise le long courrier, les grandes alliances et les correspondances internationales.
- Orly reste stratégique pour les destinations françaises, l’Europe proche et les DOM.
- Les deux plateformes disposent d’un accès ferroviaire renforcé, avec RER, tramway et TGV.
Pour les compagnies comme pour les passagers, cette force de frappe permet de proposer de nombreuses correspondances, mais génère aussi des enjeux de capacité, de qualité de service et d’impact environnemental.
Nice, Marseille, Lyon, Bâle-Mulhouse, Toulouse et les autres
Derrière le duopole parisien, plusieurs plateformes régionales ont dépassé ou frôlent les 10 millions de passagers annuels. Elles jouent un rôle clé pour la desserte directe des territoires, sans passage systématique par la capitale.
- Nice s’appuie sur le tourisme haut de gamme et les croisières en Méditerranée.
- Marseille tire parti du trafic low cost, des flux vers le Maghreb et du dynamisme régional.
- Lyon se positionne comme hub européen, avec une forte intermodalité ferroviaire.
- Toulouse bénéficie de l’industrie aéronautique et d’un important bassin d’emplois qualifiés.
- Bordeaux et Nantes confirment le poids grandissant de la façade atlantique.
Cette montée en puissance contribue à désaturer Paris sur certaines liaisons et à offrir plus de vols directs au départ des régions, ce qui répond à une forte attente des voyageurs loisirs et affaires.
Trafic, qualité de service et environnement
Le volume de trafic ne dit pas tout de la qualité d’un aéroport. Un classement par nombre de passagers renseigne sur le poids économique et la connectivité d’une plateforme, mais il ne reflète pas à lui seul l’expérience passager, la ponctualité ou les engagements environnementaux.
- un aéroport très fréquenté peut être perçu comme encombré par certains voyageurs ;
- un aéroport plus modeste peut offrir une expérience fluide et agréable ;
- les enjeux de transition écologique deviennent un critère de plus en plus scruté.
Pour une vision complète, il est utile de croiser ce classement avec les indicateurs de satisfaction client, les labels environnementaux et les projets d’investissement annoncés par chaque plateforme.
Comparer deux aéroports ou deux années avec le même périmètre
Une variation de trafic n’a de sens que si les périodes et les indicateurs sont comparables. Le nombre total de passagers ne distingue pas toujours transit, trafic commercial, saisonnalité ou effet d’une fermeture exceptionnelle. Avant de reprendre un rang, vérifiez la définition utilisée par la source et l’année exacte.
| Comparaison | À contrôler | Interprétation prudente |
|---|---|---|
| Deux aéroports | Même année et même unité | Le rang mesure un volume, pas la qualité du parcours |
| Deux années | Périmètre identique et éventuelle révision des chiffres | Calculer une évolution seulement sur les valeurs définitives disponibles |
| Paris et région | Plateforme individuelle ou groupe d’aéroports | Ne pas additionner deux fois une donnée consolidée |
| Trafic et connectivité | Part du direct, correspondances et saisonnalité | Un volume proche peut cacher des réseaux très différents |
Pour citer ce classement, indiquez donc l’année et la source près du chiffre. Si une publication plus récente apparaît, elle ne rend pas l’ancienne fausse : elle décrit une autre période et doit être présentée comme telle.
FAQ : trafic des aéroports français
Quel est l’aéroport le plus fréquenté de France ?
Paris Charles de Gaulle est l’aéroport le plus fréquenté de France en nombre de passagers. Il accueille un peu plus de 72 millions de voyageurs en 2025 et reste la première plateforme française.
Le classement tient-il compte des aéroports d’outre-mer ?
Ce classement met en avant les principaux aéroports métropolitains. Les grandes plateformes d’outre-mer (La Réunion, Guadeloupe, Martinique, Guyane, Polynésie française) représentent toutefois des volumes significatifs et peuvent figurer dans des classements élargis consacrés aux territoires ultramarins.
Quelle est la différence entre trafic passagers et mouvements d’avions ?
Le trafic passagers mesure le nombre de voyageurs, tandis que les mouvements d’avions comptabilisent les décollages et atterrissages. Il est possible d’avoir davantage de passagers avec moins de mouvements si les avions sont plus gros ou mieux remplis, notamment avec la montée en puissance de certaines compagnies low cost.
Où trouver les données officielles sur le trafic des aéroports français ?
Les chiffres détaillés sont publiés par l’Union des aéroports français, par la Direction générale de l’aviation civile, ainsi que par chaque aéroport sur son site institutionnel. Des tableaux de synthèse permettent de comparer les plateformes par trafic, par type de vol ou par période.